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Dominique Solrey Lemonnier

Direction

La musique a toujours été une matière viscérale pour Dominique « Solrey » Lemmonier, pourtant sa vision n’a jamais été ni étroite, ni figée.

Pour Solrey, l’art de la musique n’est pas limité. Ses multiples rôles de violoniste, de directrice artistique, de fondatrice du Traffic Quintet, de metteur en scène et réalisatrice ont illustré sa large conception de la musique, surtout lorsqu’elle dialogue avec d’autres formes d’art comme les arts visuels et la littérature.

Convaincue que « l’œil écoute et l’oreille voit », Solrey défend un concept de création proche de la synesthésie. Cette approche et imprègne son travail actuel de mise en scène. D’une manière unique qui n’a été que rarement expérimentée par ses pairs, elle propose une nouvelle méthodologie de l’écriture scénique où la musique occupe une place centrale dans la création et devient un personnage clé de l’intrigue.

Enfant musicienne précoce, elle a commencé à apprendre le piano à l’âge de trois ans, a repris le violon trois ans plus tard et a donné ses premiers concerts à l’âge de onze ans. Elle a étudié avec des maîtres tels que Gabriel Bouillon, Pierre Doukan et Henri Temianka et a fréquenté des résidences telles que l’Académie Chigiana de Sienne aux États-Unis et l’Académie de Bâle où elle a étudié la musique baroque avec Jaap Schröder.

Au cours de la première étape de sa carrière, Solrey a rejoint des ensembles de musique de chambre et de prestigieuses formations symphoniques (Orchestre Philharmonique de Radio France, Ensemble Instrumental de Lausanne, Ensemble Mosaïque, etc.). Parallèlement, elle développe très vite une envie d’expériences « autres», liées au cinéma ou au théâtre, et travaille avec André Engel, Georges Lavaudant et Jacques Bonnaffé. Elle a également commencé à explorer d’autres genres musicaux, du jazz au tango.

Plus tard, elle a initié des collaborations interdisciplinaires avec le designer François Azambourg, le styliste Pier Paolo Piccioli, les artistes Jacques Monory, Vincent Beaurin, Ange Leccia et avec le pianiste Alain Planès.

L’une des collaborations les plus importantes, durables et multiformes est celle qu’elle mène avec Alexandre Desplat depuis les années 90. Dans un dialogue créatif permanent, Alexandre et Solrey ont travaillé ensemble sur ses partitions de films – dont Solrey a été le violon solo de longue date – et sur des spectacles écrits par Solrey pour le Traffic Quintet.

Depuis 2014-2015, un accident cérébral a contraint Solrey à développer de nouvelles activités. Cette expérience traumatisante, ainsi que la longue rééducation qui a suivi, l’ont amenée à une plus grande prise en compte du concept de synesthésie et à une réflexion sur le cerveau du musicien.

En 2016, elle réalise son premier film documentaire Alain Planès, l’infini turbulent. Un deuxième documentaire avec Alain Planès, intitulé À la recherche du son retrouvé, consacré aux sonates pour piano de Beethoven, est en préparation.